OTTAWA – Santé Canada désire informer les patientes d’un éventuel risque de complications associées à l’implantation transvaginale de treillis chirurgicaux dans le traitement du prolapsus d’organes pelviens (POP) et de l’incontinence urinaire d’effort (IUE). Bien que de nombreuses femmes aient été traitées avec succès au moyen de ces dispositifs, Santé Canada continue de prendre connaissance de cas où il y a eu des complications. Parmi les complications associées à l’utilisation d’un treillis mis en place par voie vaginale dans le traitement du POP et de l’IUE figurent une douleur aiguë ou chronique, la douleur pendant les rapports sexuels, l’érosion ou le rétrécissement du treillis, l’infection, les troubles urinaires, la perforation viscérale ou vasculaire, les lésions nerveuses, les saignements, le rétrécissement ou le raccourcissement du vagin ainsi qu’une récidive de POP ou d’IUE. En cas de complication, une autre intervention chirurgicale peut s’avérer nécessaire et peut ne pas résoudre entièrement le problème. Santé Canada examine l’étiquetage de ces produits pour déterminer s’il fournit tous les renseignements nécessaires concernant l’innocuité. Il demandera, au besoin, l’ajout de renseignements sur l’innocuité. Il importe de reconnaître que toute intervention chirurgicale comporte un risque de complications. Certaines de ces complications peuvent également survenir à la suite d’une réparation chirurgicale sans treillis. Le traitement du POP et celui de l’IUE par l’implantation transvaginale d’un treillis chirurgical présentent des risques similaires, mais les complications diffèrent sur le plan de la gravité, de la fréquence et du mode de prise en charge. Le POP se produit lorsque les organes pelviens font saillie dans le vagin en raison d’un affaiblissement des tissus qui les soutiennent. Les organes pouvant être en cause dans le POP sont la vessie, l’utérus, le vagin, l’intestin grêle et le rectum. Les treillis servent à renforcer la paroi affaiblie du vagin pour réparer le POP. L’IUE se caractérise par une perte d’urine involontaire durant un effort physique, comme l’éternuement, la toux, le rire ou les mouvements. Les treillis servent à soutenir l’urètre pour traiter l’IUE. Au Canada, les matériels médicaux comme les treillis chirurgicaux sont soumis à un examen rigoureux de leur innocuité et de leur efficacité avant leur homologation. Le Ministère continue de surveiller l’innocuité des treillis chirurgicaux utilisés dans le traitement de l’IUE et du POP et il transmettra aux Canadiens toute nouvelle information à ce sujet.