OTTAWA – Selon un récent examen de l’innocuité effectué par Santé Canada, la prise d’antiviraux à action directe pour le traitement de l’hépatite C pourrait entraîner une réactivation de l’hépatite B chez les patients infectés par les virus de l’hépatite B et C. La réactivation de l’hépatite B est la réapparition d’une infection active, ce qui peut entraîner de graves complications comme une insuffisance hépatique. De ce fait, Santé Canada travaille avec les fabricants pour améliorer l’information posologique sur ces médicaments en y ajoutant une nouvelle mise en garde contre ce risque. Les antiviraux à action directe sont des médicaments d’ordonnance servant à traiter et, dans la plupart des cas, à guérir l’hépatite C chronique chez les adultes. Si elle n’est pas traitée, l’hépatite C chronique peut causer de graves problèmes de foie, notamment la cirrhose (cicatrisation) et le cancer du foie, et entraîner la mort. Lorsque Santé Canada a terminé son examen de l’innocuité en octobre 2016, aucun cas de réactivation de l’hépatite B n’avait été détecté au Canada. Treize cas avaient toutefois été recensés à l’étranger. Dans certains cas, les symptômes observés correspondaient à ceux d’une réactivation modérée ou sévère de l’hépatite B, et un cas s’était soldé par une insuffisance hépatique ayant nécessité une greffe de foie. Santé Canada continuera de surveiller et d’évaluer le risque de réactivation de l’hépatite B associé à l’utilisation d’antiviraux à action directe. Il mettra la population canadienne au courant de toute nouvelle information relative à l’innocuité, si besoin est. Voici la liste des antiviraux à action directe offerts sur le marché canadien. Daklinza (daclatasvir) Epclusa (sofosbuvir, velpatasvir) Galexos (siméprévir) Harvoni (sofosbuvir, lédipasvir) Holkira Pak (dasabuvir, paritaprévir, ombitasvir, ritonavir) Sovaldi (sofosbuvir) Sunvepra (asunaprévir) Technivie (paritaprévir, ombitasvir, ritonavir) Zepatier (grazoprévir, elbasvir)